Personnages — Clan de la Nature
On reconnaît souvent les porteurs de ce pouvoir à leur manière d’être. Ce ne sont pas ceux qui parlent le plus fort, ni ceux qui se pressent. Ils écoutent. Le monde, les autres… et surtout ce qui vit sous leurs pieds. Leurs mains effleurent les feuilles comme si elles caressaient un ami, leurs pas sont mesurés, presque silencieux, et leurs yeux s’attardent sur des détails que personne d’autre ne remarque : un bourgeon qui s’ouvre, une herbe qui ploie sous un souffle invisible. Chez eux, le pouvoir ne se déclare pas dans le fracas : il se glisse dans un souffle de vent qui change de direction, dans une fleur qui redresse sa tige sous leurs doigts, dans la mousse qui s’épaissit sur une pierre pour protéger un oiseau tombé du nid. Mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière leur calme, il y a la force sauvage de la tempête, la brutalité d’une racine qui fend la roche. S’ils doivent protéger, ils le feront sans hésiter, et la nature répondra à leur appel avec une loyauté farouche. Leur lien avec le vivant n’est pas une simple aptitude, c’est un langage secret. Ils savent lire la sécheresse dans l’air, deviner l’orage dans l’odeur de la terre, ou sentir la détresse d’un arbre malade à plusieurs pas. Le plus souvent, ils préfèrent soigner plutôt que détruire, guider plutôt qu’imposer. Mais si la menace persiste… alors la forêt se referme, les ronces s’érigent, et les racines sortent du sol comme des serpents pour encercler l’ennemi.